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est-ce-que-tu-vois-le-tigreDans l’appartement de Casimir à Genève, perché sur les toits d’un central téléphonique, des concerts sauvages discrètement annoncés se tiennent régulièrement. Entre noise, rock, hip hop, jazz ou électro, il y a parfois une bande de jeunes types psychédéliques qui viennent se produire avec leurs groupes. Tellement jeunes encore qu’on n’ose même pas tout vendre aux soirées. Mais on fait la fête à La Centrale, sur les toits aussi, et on arrête les concerts à l’arrivée de la police.
Casimir flashe le projet, c’est avec ces types que le groupe doit se faire, ce sera Le Roi Angus, une ode mélancolique à la jeunesse sidérante appelée à se perdre dans le temps qui passe. Augustin (batterie), Léonard (guitare), Raphaël (guitare), et Alexis (basse) rejoignent le projet.
Le groupe enregistre son premier album dans la foulée à Fribourg, puis va le mixer à San Francisco avec Doug Hilsinger, un pote de la grande famille des John Dwyer (Thee Oh Sees) et autres Sonny Smith (Sonny & The Sunsets).
Les premiers concerts ont lieu à Genève, Los Angeles, San Francisco, Berlin ou Paris, et le groupe est régulièrement invité à ouvrir pour des groupes qu’il apprécie (The Growlers, Unknown Mortal Orchestra, Feu ! Chatterton, Klaus Johann Grobe…).
Au cours d’une année 2016 bien chargée, le groupe enregistre son deuxième album à Istanbul et se produit dans de nombreux clubs et festivals suisses d’importance, notamment au Paléo Festival, livrant des sets tendus et poétiques qui mettent les kids en transe et interpellent les plus âgés.
En français dans le texte, en caleçon dans les trams, en peignoir aux répétitions, au golf sur les aires d’autoroute, le Roi Angus est une grande pause qui n’appelle pas la reprise du travail. (facebook.com)

Après un coup d’essai remarqué en 2015 avec Îles essentiel, qui emmena la formation suisse aux États-Unis et dans divers pays d’Europe, Le Roi Angus confirme les espoirs avec ce second opus complètement hybride. Qualifiée de formation rock, l’appellation semble bien réductrice, tant le quintet maîtrise le mix des influences des années 70, 80 et 90… avec une section rythmique énergique, une basse enflammée, on flirte avec le funk, la disco à l’image du premier single (à succès) La wax, les guitares assurant aussi le côté rock psychédélique (L’été), ou folk (Presque le Canada). Un peu fondue dans ce très bon décor musical, une voix douce et claire, des mots (en français) bien sentis et qui claquent, répondent à l’énergie rythmique des musiques. Des textes subtils, introspectifs, empreints de fausse légèreté. On s’incline, Le Roi Angus est adoubé! (Stéphanie Berrebi – www.accfa.fr)

A écouter sur Culthurethèque:
Îles essentiels; La wax; Lesbos/interprété par Le Roi Angus. – 2016; 2017 Echo Orange. – Lien

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