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eddy beauNi miaulant, ni rugissant, Eddy la Gooyatsh est le carrefour de ses influences. Des Beatles à Chet Baker en passant par la musique surf, cubaine, ou hawaiienne, cette voix qu’il pensait être un brin n’est pas à mettre au filet, bien au contraire.

Quelques années en arrière, Eddy jouait aux côtés d’un certain Tété dans un petit groupe Nancéien, en qualité de guitariste. Un manche de guitare qu’il tenait déjà fermement depuis sa plus tendre enfance. A l’époque, l’oncle Robert, talentueux guitariste et chanteur amateur, lui était apparu à une réunion familiale comme une rock star. Ça et un instrument offert par papa, il n’en fallait pas plus pour allumer le feu de la passion et poser le petit Eddy sur le chemin de sa renommée. Autodidacte beaucoup, et écoles de Jazz un peu, assez jeune Eddy est donc déjà agile avec les cordes de sa guitare sauf que… D’autres cordes (vocales, cette fois-ci) commencent à vouloir donner d’elles. Les musiciens qu’il accompagne (Chet, Camille…) sur scène en tant que guitariste ne l’en dissuadent pas. Certains même ne cessent de lui répéter qu’il doit se mettre au chant. Il franchit le pas. Eddy enchaine les premières parties avec ses premières chansons.

L’album « Beaurivage » est une nouvelle étape dans la carrière d’Eddy La Gooyatsh.
Sa musique a évolué au fil de sa carrière, des albums, des tournées et des rencontres. Et bien qu’Eddy soit aussi réalisateur et guitariste pour de nombreux artistes (Lussi in the sky, Jean Elliot Senior, Weepers Circus, Laurent Lamarca…) il a souhaité sur cet album confier les manettes à Victor Roux (Laurent Lamarca, Icare, Grimme, Pomme…). Ce travail en co-réalisation a permis à Eddy de revenir à une approche plus « live » sur cet enregistrement, qui fait de l’album « Beaurivage » un objet résolument pop.
En effet, Eddy, Victor Roux et le batteur Alexandre « Gouleck » Bertrand se sont enfermés quelques jours dans une maison loin de tout pour enregistrer de façon très spontanée et dans des conditions de live toute cette série de chansons. Le son est plus brut, les arrangements plus épurés, les guitares plus électriques et la voix plus habitée. Il n’en fallait pas moins pour rendre grâce à ces nouveaux morceaux. Dix nouvelles chansons fragiles mais incarnées, mélancolique mais lucides, pop mais avec du texte.

Il est question tantôt de la violence des sentiments amoureux (« Ta colère à nouveau« , « Ta main de fer« ), tantôt du vide que laissent les instants une fois qu’ils sont passés (« Madeleine, « Revenir en arrière« ). On parle ici des tentatives une peu vaines de changer les choses au quotidien (« Le monde« ) et là on parle des artifices avec lesquels on (se) cache nos échecs (« Cache misère« ). On raconte de belles histoires (« Un hiver à moitié« ) et on se prend soi même à défaut (« Joli joli« , « En cachemire« ). Bref, on se raconte, on se livre, on s’ouvre, on se jette à l’eau et on rejoint la côte, là-bas, où le soleil brille… (facebook.com)

Disponible à la médiathèque:
Beau rivage / musique de et paroles de et interprété par Eddy la Gooyatsh. – Malzeville: Artdisto, 2016.  – 41mn. Cote: 2.1 EDD

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