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ferlet-bachComment déconstruire la musique de Jean-Sébastien Bach lorsque celle-ci vous a structuré? Comment subvertir la révérence faite à l’organiste de Leipzig et ne plus faire vœu d’allégeance à cette « vieille perruque », comme Busoni l’appelait avec tendresse? Bref, comment de nos jours varier Bach sans faire de lui un cantor de variétés? De la même façon qu’il est très différent de rire de quelqu’un ou de rire avec lui, Edouard Ferlet nous propose de jouer avec Bach plutôt que de jouer du Bach; et comme jouer c’est faire, nous voici donc au cœur d’une opération poétique. Une opération par laquelle le pianiste « re-compositeur » soustrait et augmente à la fois: des lignes de chants d’un prélude se voient dérober quelques notes, alors que certaines plus chanceuses s’en font greffer d’autres, jamais réduites pour autant au statut de simples ornements. Le piano se trouve ainsi augmenté de timbres qui n’auraient sûrement pas déplu au compositeur allemand dont on sait que la douceur du clavicorde avait sa préférence. (amazon.fr)

Disponible à la médiathèque:
Think Bach / arrangé par et musique de Édouard Ferlet, piano; musique de Johann Sebastian Bach. – Colombes, Hauts-de-Seine : Melisse, 2012.  – 49mn57s. – Signé par l’auteur.- Cote: 1.3 FER

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