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erik-truffaz-quartetUn an après sa collaboration avec le compositeur et producteur electro Murcof, pour l’album Being Human Being (2014) et une tournée placés sous le signe d’un jazz electro industriel illustré par Enki Bilal, le trompettiste retrouve des climats plus sereins dans ce nouvel enregistrement réalisé en quartette.
Deux voix apportent leur contribution au poème musical qu’est Doni Doni, sous influence afro-américaine. L’Erik Truffaz Quartet, complété par ses fidèles partenaires Benoît Corboz aux claviers, Marcello Giuliani à la basse et le nouveau venu Arthur Hnatek, batteur de Tigran Hamasyan, s’ouvre à de nouveaux horizons en compagnie de la chanteuse malienne Rokia Traoré et du rappeur Oxmo Puccino.
La première, présente sur quatre titres, ouvre le bal par une courte « Comptine » chantée en bambara et poursuit son dialogue avec la trompette sur « Djiki’n », agrémenté de cordes et de percussions africaines. Dans le morceau en deux parties qui donne son titre à l’album, sa voix douce prend des accents douloureux, que l’instrument du leader apaise. La seconde partie de « Doni Doni », instrumentale, se prolonge au son d’un jazz funk ourlé de piano électrique, par ailleurs à l’oeuvre sur le puissant « Fat City ».
Les ambiances urbaines et électriques, développées sur ces pièces ou « Pacheco », ne sont pas sans rappeler The Man With the Horn (1981), qui marquait le retour de Miles Davis, une source d’inspiration dont l’ombre se faufile dans l’embouchure de la trompette d’Erik Truffaz. Ce dernier reprend dans « Kudu » le thème du spectacle monté par une troupe de danse sud-africaine, auquel il a contribué. Enfin, outre « Seydou », quatrième intervention de Rokia Traoré, Doni Doni se conclut sur le « Le complément du verbe », interprété par Oxmo Puccino, après sa collaboration avec un autre trompettiste, Ibrahim Maalouf, sur Au pays d’Alice (2014). – Copyright 2016 Music Story

Disponible à la médiathèque:
Doni doni / Erik Truffaz Quartet. – Foufino Productions, 2016. – Cote: 1.3 TRU

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