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barbot dynamoEn tant qu’artiste, je me sens un peu comme un journaliste frustré, alors voilà pourquoi j’ai décidé d’écrire quelque chose sur le deuxième album de Philippe Barbot, Dynamo.
Je voulais d’abord parler des arrangements d’une grande richesse dynamique et organique, mais vu que c’est moi qui ai réalisé l’album, cela serait comme faire mon propre éloge, alors passons…
Je parlerais plutôt de sa voix de vieux briscard gainsbourien, grave, profonde, rauque, sensuelle, un bien bel organe en somme, à côté duquel j’ai l’impression d’être une midinette.
Je parlerais plutôt de ses textes admirablement bien écrits, drôles et légèrement imbibés (Animos), tristes (Pourquoi tu r’viens pas), pervers (Voyeur), amoureux (Entre tes jambes), tendres (Les filles qui fument en duo avec la délicieuse Jil Caplan), désabusés (Veilleur de nuit), lucides (Au début du bout du rouleau) etc…etc…
Je parlerais plutôt de ses chansons, classiques et modernes à la fois, qui claquent à la première écoute.
Bref, dans ce nouvel album, Philippe Barbot l’audacieux a balayé d’un coup le précédent et ses ballades folk, même s’il en reste quelques relents déjantés. Il a mis également un bon coup de pied au cul aux idées reçues, comme s’il fallait être jeune pour donner dans l’électro. Mais finalement, jeune il l’est, Philippe, puisque, même s’il collectionne les décennies, il nous présente seulement son deuxième album d’une incroyable énergie et d’une indiscutable originalité. (Bertrand Louis)

A écouter sur Culturethèque:
Dynamo /  musique de et paroles de et interprété par Philippe Barbot. – autoproduit, 2016. – Lien

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