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julie zenatti blancLa simple lecture de la liste des seize titres du sixième album de Julie Zenatti dénote l’esprit d’un recueil très personnel, après s’être dévouée à l’univers de l’opéra dans Plus de Diva, précédent disque datant de 2010.
Annoncée par ce que sont deux des plus grands tubes de sa carrière, D’où je viens et Les amis, la nouvelle collection baptisée Blanc prend des airs de nouveau départ pour la chanteuse, qui pose sa voix de soprano à quatre octaves sur des mélodies serties de piano. Après Là où nous en sommes, confession passant du passé au présent, le premier des deux succès fait le pari d’un futur à s’inventer sur un mode lyrique, tandis que le second, qui suit La force des liens, s’arrête sur le temps qui fuit à vive allure dans une orchestration pop rock. Dans la foulée le morceau-titre, qui met en valeur les modulations de timbre, marque la fin des illusions (« Au pays des merveilles, Alice s’est fait la belle »).
La chanteuse, qui interprète six textes de Da Silva et deux autres signés Patrick Fiori (Pars sans rien dire) et Sorel (Introverti), invite Grégoire sur Je ne t’en veux pas. Les duettistes se déclarent leur réconciliation avec sobriété. Pour le reste, Julie Zenatti s’implique totalement dans un album qui lui ressemble, où les ballades intimistes (Si tu veux savoir) alternent avec les envolées concoctées par son équipe de compositeurs. L’instant de grâce et La Fille du moi d’avant saluent l’ère nouvelle qui s’ouvre à celle qui fut révélée par la comédie musicale Notre-Dame de Paris, longtemps auparavant. Les temps ont changé mais cette voix douce, forte et fragile à la fois, est restée. (Loïc Picaud – music-story.com)

Disponible à la médiathèque:
Blanc / paroles de et interprété par Julie Zenatti; paroles de et musique de Da Silva; musique de Frédéric Fortuny; avec la participation de Grégoire. – France: Capitol Music, 2015. – 40mn39s. Cote: 2.2 ZEN

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