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« Ma musique, c’est ma vie, mon alcool, ma drogue! », clamait-elle à la foule du festival Sakifo, 7000 personnes venues applaudir la plus punk des chanteuses de l’île en juin dernier. Viscéralement mystique, désinhibée sur scène comme en studio, Nathalie Natiembé pratique la chanson comme un art de vivre avec lequel on ne peut tricher. Elle n’a pas que les pieds nus pendant ses concerts ; son cœur l’est aussi. […]nathalie natiembé bonbon
Après dix ans d’une carrière internationale en crescendo, ses expériences avec Bumcello sur Karma en 2009 lui ont définitivement ouvert tous les horizons artistiques. Sur ce nouveau Bonbon zétwal, baptisé du nom d’un gâteau réunionnais en forme d’étoile au goût doux-amer, elle est encore plus gourmande. Entre  rock, reggae, funk, ou pop, le maloya n’est plus sa seule mécanique rythmique mais il flotte toujours dans ses airs et dans son esprit. Sa complicité électrique avec Yann Costa, le bassiste Boris Kulenovic et le batteur Cyril Faivre l’amène plus loin encore. On pense aux Rita Mitsouko pour l’inspiration, puis à Bashung qu’elle reprend d’ailleurs sur scène, même si ce grain de folie et de génie qui allume ces chansons lui est propre. Ses refrains exhortent ses passions intenses, ses amours-poisons, les hommes qui la hantent et les milles femmes qui vivent en elle (Vida). Nathalie regarde en elle-même pour découvrir les autres. « J’observe les ombres, dit-elle encore. J’ai l’impression de voir ce que d’autres ne voient pas. Je suis comme ça, je vis dans mon monde ». On l’y rejoint toujours avec joie. (mondomix.com)

Disponible à la médiathèque:
Bonbon zétwal / musique de et paroles de et interprété par Nathalie Natiembé. – Safiko Records, 2013. – 37mn.- Cote: 9.1 NAT

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