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Si la photo est bonne, tel que le chantait Barbara en 1967, la Franco-Portugaise Caroline Costa a la fraîcheur d’un minois qui, malgré une outrance de fond de teint, nous renvoie à nos propres 16 ans: nous ne bénéficions pas d’une chevelure en vague et d’un sourire en dessous, mais nous allions, itou, conquérir le monde.caroline costa j'irai
Et c’est, peu ou prou, ce à quoi est parvenue la douce Caroline Costa, fille de la télévision (réalité, ou jeux brassés), qui enregistre un premier album après avoir été adoubée par M Pokora, Christophe Willem, ou Abraham Mateo. Cornaqué par le producteur Cutee B (il fournit cinq titres) et Kerredine Soltani (le garçon qui offrit Je veux à Zaz), ce premier album de jeune fille sage se veut énergique et optimiste, mais également riche de soul music avec des trompettes (comme à Jéricho?).
Mais c’est essentiellement le romantisme de l’interprète qui fait surface, un sentimentalisme sage qui l’incline à rendre hommage à Maman grâce à la chanson titre. Le premier single du programme (Je t’ai menti) s’enorgueillit d’un duo avec Ulrik Munther, autre star du net. Une autre version française du tube des Nervos (Je t’emmène), improbable duo de jumelles australiennes, complète le chapitre des reprises. Pour le reste, on reste saisi de l’extrême sagesse de la chanteuse, qui développe, au gré de refrains agréables et d’une simplicité qui confine à l’ascèse, quelques idées-forces. Comme, par exemple, le fait que le mensonge en amour, la mort, et les peines de cœur, c’est pas bien.
Caroline Costa s’apprête à se frotter de façon intensive à son public : gageons que des concerts à répétition peaufineront sa démarche artistique, et lui permettront, c’est en tout cas tout le mal qu’on lui souhaite, de mûrir sans faner. (Christian Larrède – www.music-story.com)


Disponible à la médiathèque:
J’irai / chanté par Caroline Costa; avec la participation de Ulrik Munther; musique de Kerredine Soltani. – France : Emi Music France, 2012. – 40mn27s. – Cote: 2.2 COS

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