Un jour, un album
(pôle adultes)

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Aujourd’hui c’est Suppléments de mensonge, le seizième album studio  du chanteur français Hubert-Félix Thiéfaine sorti le 28 février 2011. Il a obtenu la Victoire de la musique 2012 dans la catégorie Album de chansons.
Le chanteur a conçu Suppléments de Mensonge avec le même esprit libre, voire libertaire, que ses précédents opus. Le titre de ce seizième disque est emprunté à Nietzsche… Le programme accueille deux chansons mises en quarantaine depuis plusieurs années, et leur incorporation harmonieuse à l’ensemble démontre si besoin était la constance d’inspiration d’un artiste extravagant dans le meilleur sens du terme. Esprit libre ou libertaire donc, mais pas solitaire : il a confié la production des douze chansons à Jean-Louis Piérot et Edith Fambuena, deux ex-Valentins pour un éclairage tout en cordes soyeuses, règne des guitares acoustiques, et clarté générique des pupitres. Les musiques, outre celles du patron, ont été composées par un casting qui fait le lien entre plusieurs générations de créateurs de par chez nous, de Dominique Dalcan à Ludéal, de JP Nataf à Arman Méliés.

Pour le reste, c’est avec ravissement que l’on retrouve des titres de chansons qui ressemblent à des poèmes (« Compartiment C Voiture 293 (Edward Hopper 1938) »), et des poèmes qui ressemblent à ce qu’on imagine de Thiéfaine, dans sa capacité à détourner les canons de la chanson populaire, pour transformer cette dernière en objet sonore non identifié. L’irruption de cette étrangeté du quotidien peut être symbolisée par « La Ruelle des morts », titre en ouverture et premier single de la sélection, et qui est également le nom d’une rue de Dôle, cité natale du chanteur. La mélopée, judicieusement mise en musique par le groupe mayennais de La Casa, chantre du folk rural et indépendant, résonne comme un appel digne et nostalgique aux fantômes du passé. (music-story.com)

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