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MADALINA STAN – 1er  prix  mail
AMOUR. NON, ÇA N’EXISTE PAS.                      

On se dispute sans cesse et tu pleures au téléphone
Tu me dis « J’ai pas sommeil » mais en fait t’es un bouffon.
Tu commences à m’expliquer avec tes habituelles phrases

Mais écoute, notre amour est déjà en métastase.
Les souvenirs s’en fichent de ce qui va se passer
Tu peux même couper les photos,

Tu vas les coller à nouveau.

Le pire est le fait que je souffre c’est que je souffre encore
J’ai mal du fait d’une croyance de s’aimer, quelle stupeur…..
L’espoir d’être ensemble me rend forte comme une roche
La main droite je la tiens dans la mâchoire, ta photo dans la gauche.
On est donc près maintenant, la voie est active
Ma pensée pour toi s’en va et j’espère que ça arrive.
Si tu te demandes ce que je fais de nouveau
Je te rappelle : j’ai une rayure sur la poitrine
J’étais opérée sur âme ouverte – pour moi l’amour était comme une doctrine…

Mon portable sonne, il y a longtemps que je ne l’ai plus entendu
« 0636… » ça me semble très connu
Je réponds «  Allo ? C’est qui ? » ça se coupe brusquement
Je me dis « une erreur ». Probablement.
Mais il sonne encore une fois et je dis « Quoi ? »
Une voix très douce s’entend : « C’est moi… »
Il affirme « Je ne veux être qu’avec toi, c’est bizarre ? »
« T’as oublié regarder la montre toi, il est un peu trop tard »
Enfin, il est désolé, il s’excuse pour le dérange
Ma réponse finale : « J’suis MiMi, après BIP laissez message ! »

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AMALIA NICULESCU 2e Prix

BAKEMONO


J’espère que le monstre de mes rêves
Ce monstre qui garde les haies de notre relation
Ne m’attrapera pas un jour, quand je voudrai sauter
Pour échapper loin de toi, loin de tout
Créature impuissante que je suis
Que tu as transformée, selon ton désir :
En pâte de foie gras étendue sur un macaron
Le chocolat d’une viennoise, éparpillé en galaxies de cœurs
En fumée de cigarette prolongée du regard
Est-ce que tu peux apercevoir le miroir
Qui nous cache à tous les deux le visage ?
Derrière la haie protectrice qui nous entoure
Il n’y a plus que des escaliers imbroglio à la Picasso
Pleins de renversements et entortillés
Le beau pré au ciel mauve ou on pouvait rêver
Une vie pleine de spleen et d’idéaux, rompus,
Tels les nénuphars de notre nid ;
Ce ciel ne reçoit plus les nuages séraphiques et miroitants du passé
Le vase à fleurs bien moisies et jetées au coin de la chambre
Annonce l’approche du monstre libérateur
Bien que nous ne soyons pas de simples pantins
Livrés aux mains de ce que, toi, tu appelles Dieu
Bien que nous ne vivions pas, ce que moi j’appelle l’ambroisie
Sous une forme de plus en plus synectique, et de moins en moins
Comment dire…frugalement pendue dans des songes initiatiques de rêveries érotiques
Je veux.
Je le veux.
Alors ne réponds pas machinalement comme si la haie ne faisait pas l’écho de ta voix
Dis-le moi autrement,
Penses-y plus. Le faut-il ?
Ne me regarde pas à travers et de sel, visage de marbre ensoleillé
Semble-t-il l’heure de partir ?
Je te soulage d’une pensée inutile…le monstre me dévorera à coup sûr. 
  

ALINA ROZNOVAN – 5e Prix mail
SHADOWS
Darkness! That’s all that I see.
A shadow! All that I can be.
Nobody cares…
and nobody knows
Nothing.
About that girl; that only shows…
A smiling face.
But inside she cries…
And no one can hear
Nobody’s there for her,
to at least, wipe her tears.
She’s all sad and alone,
In her dark little corner
Inside her gray coloured world
Where SHE is the owner.
..her mind and her soul;
that’s the only place she can be
as she is.

No more masks
And no more smiling faces!
Enough fooling around!
Sad feelings took their places.

Hmm…
But do you even care?!
Don’t say yes!
Don’t even dare!

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ALEXANDRA NITU mail

HISTOIRE D’UNE PORTE

Les jours passent… Mais moi, je reste le même. Je ne sais pas ce qui m’est arrivé. Sinon la douleur.
C’est ma douleur à moi, pas la tienne
parce que tu es passé dans l’autre monde
et à ta place est restée la douleur, la mienne.
Le vol. J’ai perdu la notion du temps. Il est tard? Il est tôt? Je veux me réveiller de cet état dans lequel je suis depuis quand?
Tu es passé dans l’au-delà sur les belles ondes
qui t’ont ravi à mes bras, sans penser
que je vais souffrir, crier, pleurer.
J’ai peur. Ces mots sont dans ma tête. C’est incroyable. Je ne peux pas le croire, mais c’est la vérité. Et le lieu qui se voit derrière cette porte. Le silence absolu.
Je te dirai une chose, chère Faucheuse
Ce ne sera pas long, mais dur
Ce ne sera pas une injure. Ce sera
De tout ce qui est et sera l’amour
Tu as tué ce que j’aimais le plus
Tu me l’as enlevé au comble de notre bonheur.
C’est embêtant. Mais quand je suis passé derrière la porte, j’ai vu un visage qui me semblait connu. Je ne sais pas qui c’était, et il priait que je retourne. Quand j’ai tourné les yeux vers lui, j’ai vu une grande douleur dans ses yeux. J’ai continué à marcher. Je ne sais pas pourquoi.
Mais tu n’as pas pu savoir que lui
Il était aimé d’une âme douce
Qui ne savait pas que le fil des jours était court.
Des fois, je ne trouve plus la porte. Je ne connais personne … c’est bizarre, mais tous me connaissent. Des moments, je les appelle encore comme ça. Ces moments sont de plus en plus soudains. Je ne sais pas ce qui m’arrive.
Comment se sentirait-il dans l’autre monde?
Il a soif? Il a faim? Je n’en sais rien.
La seule chose qui me traverse encore l’esprit
Est-ce que je pourrais vous demander?
Comment c’est là-bas? Il fait chaud? Froid?
J’ai entendu que c’etait de la lumiere
Au bout d’un tunnel qui n’en finit pas.
Ici je me sens bien, je ne sens pas la douleur et cette porte, je crois qu’elle est à moi, ma porte à moi, à laquelle je suis vouée, qui m’est destinée.
C’est l’histoire de cette porte qui m’a attirée. Pourquoi ? Elle n’était ni belle ni laide, ni ouverte ni fermée. Pourtant, je savais que c’était une porte et que c’était à moi.

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VIOLETA  NITA

SECUNDE APUSE

Lumina de plumb se scufundă-n asfalt
Când ea te aşteaptă să vii din neant
Iar sunetul straniu de frunze zdrobite
O trage în cursa de gânduri ciobite
Păşeşte grăbită, iar apa se sfarmă
In mii de cristale sub talpa-i tocită
Visează la clipa când spaima topită
Va prinde-n privirea-i asfaltul curat

Sub lacrima dalbă din ochi de catran
Ea plânge secundele-apuse.
 

MELANIA PROX 4e prix

N’OUBLIE PAS…
Est-ce que tu te rappelles ?
Est-ce que tu te rappelles le moment où tu m’as fait sortir de mon labyrinthe ?
et nous avons volé comme les oiseaux libres
et tu m’as montré les merveilles du ciel
mais aussi les beautés du monde ?
Nous nous aimions et
je te promettais te t’emprunter mon aile si la tienne se cassait peut-être
mais j’ai eu envie d’atteindre le soleil
et d’un coup tous mes rêves se sont évanouis,
peut-être qu’ils étaient juste des châteaux de sable.
Du plus haut où j’étais, je suis tombée au plus profond abîme.
Puis il a commencé à pleuvoir,
tu n’étais pas là pour moi, pour me soutenir,
pour me demander si dans mon piquage je me suis cassé quelque chose.
Je suis maintenant seule sous la pluie… J’ai avec moi seulement la rose que tu m’as donnée jadis,
la rose,
éparpillée quelque part dans tes livres
et pressée avec le songe de mes désirs,
elle, maintenant me blesse avec ses épines.
Je n’ai  qu’une chose à te demander : délivre-moi de tes chaînes !!!
Pourquoi ne le sais-tu pas, peut-être ne sais-tu pas
que je pleure dans la pluie
et l’humidité froide qui me caresse fera rouiller les fers
qui se rompront
et je me libérerais quand même.
Peut-être ne sais-tu pas que la pluie éteindra ma souffrance,
éteindra le feu qui me digère
et je renaîtrais de mes propres cendres tout comme l’oiseau phoenix !
N’oublie pas que chaque fin signifie un nouveau début
et que l’arc-en-ciel surgira
et que Dieu me soulèvera
me secouera de la poussière
et m’aidera a sourire à nouveau
et à poursuivre.
N’oublie pas…

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CRISTINA STANCU

IN RAMĂ

Te intinzi ca o liană veştedă peste ceaţa dimprejur
cu firele mele de păr arse, cu ghearele
dezrădăcinate, cu tubul nostru de oxigen
pictat în imagini, cu degetul
rezişti când ramurile tresar şi spasmul
trezeşte în mersul tău isteric
în faţă şi în spate, pe bordură
picioarele îngenuncheate cad
în insecta putredă din ghemul tau de
carne vişiniu
şi inima ta se zbate în ecourile tocurilor cui
înălţate până unde vei ajunge şi vei fugi
de cine nu te vede respirând
vrejul fragmentat stoarce esenţa transparentă,
strigătul nu mai porneşte din intestine
ca cele două pânze suprapuse în jurul buzelor
cu ele te agăţai de realul acela pictat
viu pe sticlă şi fumul din tine te
face să miroşi a interior de copil
când fotografiile se confundă
când străzile dispar

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GABRIELA CHITILEANU

IL EST TARD

J’ai pris le dernier cahier sur la table
et je l’ai ouvert à tout hasard
de toute façon ses pages sont écrites sans encre
sans lettres, avec moi seule …
tu n’aurais pas peut-être le temps de lire
les mots sont un état de soif intérieure
et il m’aurait fallu plein de pluies pour éteindre le feu torride.
C’est une terre aride qui m’aspire
lorsque je passe à travers les idées
je ne t’ai rien écrit en guise d’adieu
nul besoin – tout ce que j’avais à te dire
ce sont les murs à âme blanche qui le diraient
le lit qui a dansé sur notre amour
la nuit, des réverbères allumés te raconteraient
de moi comme si
rien ne s’était passé entre temps
Il est tard en moi
Dieu sait quelle heure indique ta montre …

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ELVIS FLOROIU

LE JOUEUR

Je suis un petit joueur;
je joue le jeu de la vie,
à la table qui m’est destinée
la carte de l’amour…
je pulse, je pulse comme un fou
croyant que rien ne m’arrête…
je ne paye pas attention
la marée de ma jeunesse me porte;

Je ne regarde pas la table.
l’enchère est accrue…
je crois que les autres ont de bonnes cartes,
au moins meilleurs que les miennes…
j’essaie d’observer,
n’y a-t-il personne pour faire un geste?
personne ne semble se trahir…
mes eux se cognent, s’arrêtant
dans le miroir noir et fumé qui couvre
les yeux de mes adversaires…
j’y ai trop mis,
un investissement trop grand
pour que je n’essaie pas de le sauver…
j’essaie de tricher
l’as que j’avais caché dans ma manche m’a échappé
il gît sous une chaise…
j’essaie le bluff,
j’ai déjà pulsé,
c’est incroyable…
je peux perdre? Moi?
C’est impossible.

Je crois en un dernier espoir,
un rayon luisant,
apparu sur la table…
mais ce n’étaient que mes espoirs détruits…

j’ai jeté les cartes … et la vague de la vie m’a heurté
fortement contre le rocher de l’expérience

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ANDREEA CANAMELA 3e prix

LA CHANSON DE L’AME PERDUE


« Et si tu n’existais pas
Je ne serais qu’un point de plus
Dans ce monde qui vient et qui va
Je me sentirais perdu
J’aurais besoin de toi… »
Et si tu n’existais pas… Ces paroles viennent et s’en vont sans  demander ma permission… La mort, la triste et désolante mort. J’ai froid… On dirait que j’ai besoin de toi…
La mort. Une porte pour une autre vie – l’autre vie?. La vie…Un ensemble de mouvements qui nous font voir la véritable façade de nous-mêmes.
Quand je dis mort ou quand je dis vie, je pense toujours à toi. Toi, à savoir ma conscience. Tu   m’aides à rêver, à voler, mais dans le même temps tu m’amènes à la réalité.
Que serait la vie sans toi? Ou la mort sans t’avoir connue? Que ferais-je sans les ailes dont j’ai besoin pour conquérir le ciel si bleu et si haut?
Peut-être que tu sais de quoi je parle…peut-être que non… Oui, c’est de toi que je parle, mon pauvre âme perdue…
La vie…cette vie minable qui m’oblige à t’oublier… Je t’ai perdue. Où es-tu ? Où est-ce que tu es partie? Et quand ?
Des sanglots toujours plus nombreux se transforment en grappes de sel. Je regarde le monde en silence. Je le vois et je l’écoute. Personne n’a le temps  d’écouter son âme perdue. La vérité sur nos âmes, sur nos cœurs est qu’ils sont là pour répandre de la joie.
Nous avons tous perdu la joie en oubliant nos sentiments. On a arrêté le feu qui allumait le bonheur.
Le monde… oh, le monde! Des éclats de rire s’approchent. Il y a là quelqu’un qui rit. Des éclats  viennent et s’approchent lentement. J’ai peur. J’ai la voix coupée. Je ne vois personne. Je me demande qui où quoi est là. Ah, peut-être que c’est mon âme! Est-ce que je t’ai rencontrée? Es-tu là? Dis-moi, es-tu là? Parce que si tu es là, je veux te dire que je suis  navrée de t’avoir perdu. Dis-moi…Rien… Personne ne dit mot. Quel mot y aurait-il à dire ?
Je me sens seule au monde… j’ai besoin de toi. Mon âme et moi… On n’avait rien, mais on avait toute la vie. Toi et moi, on devenait camarades pour la vie, de la vie, toi et moi, on devenait camarades de joie. On s’est endormi en oubliant qu’on était toujours plus loin, on s’est endormi en oubliant que nos rêves ne restent pas toujours les mêmes.

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PETRESCU RARES mail

O LUME MAI BUNĂ

De-ar fi o lume mai bună
În care totul merge strună,
În care nu ar exista hoţie,
Şi nici mârşăvie…

De-ar fi o lume mai curată
În care optimismul se arată,
În care oamenii se ajută,
Şi nu se mai luptă…

De-ar fi o lume recunoscătoare
Care cu capul să se întoarcă înspre soare
Şi în care să vadă o rază de speranţă
Colorată într-o frumoasă nuanţă…

De-ar putea orbii vedea,
Bolile de s-ar vindeca,
Surzii de-ar putea auzi,
Muţii de-ar putea vorbi…

Nedreptăţi de n-ar exista,
Droguri de nu s-ar consuma,
De-ar fi oamenii mai sănătoşi
Cu chef de viaţă şi bucuroşi…

Tragedii de n-ar mai fi,
Oamenii de n-ar muri,
Lumea dinainte ar şti,
De necazuri s-ar feri…

De-ar fi o lume perfectă,
Iar ea ar fi corectă,
Incendii să nu izbucnească,
Uragane şi cutremure să nu se nască…

Necuvântătoarele să supravieţuiască,
Condamnaţii să trăiască,
Orfanii de-ar creşte ocrotiţi,
Iar săracii de-ar fi fericiţi…

Răul de n-ar triumfa,
Binele de-ar câştiga,
Lumea întreagă de ar râde,
Iar oamenii de n-ar mai plânge…

Dar viaţa trebuie trăită
Cu o întâmplare tristă sau una fericită
Pentru că lucrurile acestea nu se pot realiza
Însă noi, cu toţii, la ele putem visa.

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